SAS à Bamako ?

Le détective privé d’origine zaïroise Roger Dercky quitte Paris pour Bamako, au Mali, ancienne colonie française en proie à la dictature. Il est mandaté par la riche Kia Mass pour enquêter sur la disparition de Mamadou Diawoura, son cousin, qui a envoyé à Dercky un fax avant sa disparition. Tout ce que sait Kia, c’est qu’officiellement, Mamadou serait détenu par des agents de la sécurité présidentielle mais, à Bamako, les faux semblants sont naturels. Ce qui n’empêche pas le détective de trouver le repos du guerrier en la personne de la belle Aïssata Camara lors d’un détour à L’Évasion, la boîte de nuit du coin. Une beauté qui va devenir son alliée : rien de tel qu’une jolie femme pour délier quelques langues. Or il semblerait que Mamadou Diawoura faisait des affaires douteuses avec deux Français, ce qui ne convenait guère aux militaires. Mais lorsque Aïssata est assassinée, le détective va comprendre qu’il a mis les pieds dans un marigot dangereux [lire la suite].

Thomas Bauduret

© K-libre

 

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Enquête dans les rues vides de Kigali en 1994

Printemps 1994. L’attentat qui a coûté la vie au président Habyarimana plonge le Rwanda dans le chaos. Il se murmure, sur différents canaux, que la France pourrait avoir sa part de responsabilité. Seul un examen des boîtes noires de l’appareil permettrait de faire toute la lumière, mais comment mettre la main dessus, discrètement. Pendant que l’on se gratte la tête dans les ministères, à l’Élysée, le conseiller Maccioci, sait déjà qui appeler. C’est ainsi que Cicéron Boku Ngoi, détective privé congolais établi à Paris, se retrouve à nouveau en mission secrète pour le compte du gouvernement français. Pas question d’atterrir à Kigali, l’aéroport est fermé. Il faudra passer par la République Démocratique du Congo. Et passer aussi entre les mailles du réseau de surveillance du régime mobutiste. Quelques mois après sa dernière mission (La Chasse au léopard), le détective retrouve Kinshasa, où la situation ne s’est guère améliorée. Entre policiers sous payés et militaires très nerveux, c’est toujours le royaume de la débrouille et de la corruption.
À Goma, dans un aéroport totalement vide, Cicéron Boku Ngoi se retrouve seul face à un militaire armé et bien décidé à lui extorquer tout ce qu’il imagine possible d’obtenir d’un étranger venu de si loin. Cicéron Boku Ngoi parvient à apaiser le militaire et celui-ci accepte, moyennant finances, de l’amener au plus près de la frontière rwandaise. Sur la route de Gisenyi, le détective croise quantité de familles qui prennent le chemin de l’exil. Il s’installe dans un Hôtel Méridien pratiquement désert, se met en travail et appelle le conseiller Maccioci, pour un premier rapport. Celui-ci lui annonce qu’en France, de nouveaux éléments rendent sa mission caduque: un capitaine clame haut et fort que les boîtes noires de l’avion du président Habyarimana ont été retrouvées et analysées. Cicéron se gondole en écoutant les exploits du capitaine. Mais ce qui est sûr aussi, c’est que sa mission a été éventée et qu’il va devoir faire très attention à lui. Pour autant, il ne renonce pas à s’approcher des débris de l’avion et à fouiller la zone. À défaut de boîtes noires, il ramasse un insigne qui ne lui est pas inconnu [lire la suite]
© Polartrip

Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

En France, politiquement c’est la cohabitation Mitterrand-Balladur à la tête de l’Etat et ce sont les prochaines élections qui occupent les esprits du personnel politique. Alors il est à espérer qu’aucune responsabilité de militaires français dans un crash aérien ayant couté la vie à des dirigeants de pays de la Françafrique  ne sera mise au jour. Le gouvernement fait donc appel à un détective, Cicéron Boku-Ngoï, réplique africaine de James Bond, commandeur lui aussi, rompu aux missions secrètes : il aura la charge de retrouver les boîtes noires … si toutefois elles existent.
En Afrique c’est le génocide  des Tutsis qui fait rage au Rwanda, mais aussi la corruption, les trafics en tout genre, les intrigues, les complots sous l’influence de Mobutu, le léopard qui voit là une occasion de rétablir ses relations avec la France [lire la suite].
Dany
© Collectif Polar

Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Dans un contexte géopolitique très tourmenté entre la France et certains pays d’Afrique, ce roman retrace une partie des faits relatifs entre le gouvernement français, le Rwanda et le Zaïre principalement. Le lecteur est tout de suite emporté et impliqué dans sa lecture, on suit attentivement les enquêtes, les embuches et les réactions de Paris.
A Paris, justement période de cohabitation, nous ne sommes pas très sûres que le retour au calme et la diplomatie soit la priorité des dirigeants mais plutôt les prochaines élections françaises et faire en sorte de sortir blanc de ce conflit, qui serait à priori une catastrophe sur le plan politique [lire la suite].
Maud
© Collectif Polar

Le corbeau de Zurich

À la fin des années 1980, en pleine affaire Kopp et dans le contexte d’un probable trafic d’or entre la Turquie et la Suisse, le détective natif de Kinshasa débarqua dans la capitale du canton de Zurich. Ainsi devait-il assurer l’intérim de la direction de l’entreprise familiale AD Finanzen und Treuhänd à la suite de l’hospitalisation de son frère qui, après avoir été empoisonné, luttait entre la vie et la mort dans l’un des services du Kantonsspital à Winterthur.
Mais le ressortissant zaïrois se rendrait compte, très vite, que les montagnes suisses cachaient des bunkers bourrés d’armes de guerre. Des voyous en costard et cravate, ainsi que des hommes d’affaires en col blanc mais mafieux, agissaient en toute impunité. Les banques helvétiques n’étaient pas aussi respectueuses de la législation internationale que dans certains pays en voie d’industrialisation. Dans ce pays d’Europe centrale, le chocolat ne contiendrait pas que du lait. Quant aux lacs, ils seraient pleins de cadavres humains. Pis encore, ils serviraient de bases, d’immersion et d’émersion, pour des créatures venues d’autres univers. Vortex vers des mondes parallèles ?
La neutralité de la Confédération helvétique arrangerait-elle quelques puissances, aussi bien terrestres qu’extra­terrestres ? Mystère absolu !

Titre : Le corbeau de Zurich
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
´Éditeur ; L’Atelier de l’´Égrégore
Genre : Roman policier
Formats : Papier et numérique

Pagaille à Mavoula !

Un jeune ministre assassiné dans un pays où la corruption est reine et où l’intégrité n’est qu’un mirage. Qui a pu faire un geste aussi tragique? Pourquoi? Crime passionnel ou assassinat politique? Ce qui suffit à Roger Dercky pour enquêter. Pourra t-il garder son intégrité? Trouvera t-il le meurtrier de cet homme politique? Comme d’habitude Gaspard-Hubert Lonsi Koko fournit énormément de détails sur l’histoire du pays et du continent. Ce qui ne nous empêche pas d’assister à une enquête haute en couleurs dans le milieu politique. Plutôt entre amour et intrigues politiques. Peu importe le lieu, la boue a la même consistance et détruit tout ce qu’elle touche. Alors, imaginez dans ce monde d’intrigues…. Cette enquête n’est-elle pas celle de trop pour Roger Dercky ? [Lire la suite]
© Signarelee

Dangereuse comédie à Bamako

Bamako en mode policier. Qui peur résister à cela? En tous cas, pas moi. Alors, je me suis lancée. Un détective Zaïrois débarque au Mali pour une mission secrète. Mais, en Afrique, il n’y a que des secrets de polichinelle. Son client et ami a été enlevé par le gouvernement. Dans quelle prison est-il ? D’ailleurs, est-il toujours sur le territoire malien? Est-il toujours vivant ?

Nous voilà embarqués dans une histoire à l’ambiance africaine. Chaude. Torride. Une histoire à un rythme africain.  Dans Dangereuse comédie à Bamako, nous sommes plongés dans l’ambiance avec une brève leçon d’histoire sur l’origine de la ville. Très intéressante et instructive. Avec certains mots du terroir. Ce qui est assez original.

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© signarelee

Enquête à Brazzaville

Roman après roman, la littérature policière africaine se fait une place dans les rayons des bibliothèques et des librairies. Il s’agit encore d’une littérature de niche, connue d’un petit nombre de privilégiés, qui se doivent de partager l’accès à cet ailleurs. Encore peu connu du grand public, L’Atelier de l’Égrégore s’est spécialisé dans tout ce qui concerne l’Afrique. Histoire, politique, économie, leur catalogue est impressionnant. Les esprits demandeurs de réflexion et de dépaysement y trouveront de quoi ravir leurs neurones. Les amateurs de littératures policières aussi, avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, auteur prolifique d’essais, de romans et de romans policiers. Après La Trilogie des Grands Lacs, trois enquêtes de Cicéron Boku Ngoi, Pagaille à Mavoula !, la deuxième enquête de Roger Dercky, est son cinquième roman policier.

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© Polartrip

Enquête dans Kinshasa sous Mobutu

Il y a quelques mois, Polartrip partageait sa découverte d’un roman policier de Gaspard-Hubert Lonsi Koko publié à l’Atelier de l’Égrégore. Ce roman n’est pas le seul, loin de là, dans l’impressionnante production de cet écrivain congolais qui se partage entre Paris et Kinshasa. Voici donc une lecture des deux premiers tomes de La Trilogie des Grands Lacs (Atelier de l’égrégore 2017), des deux premières enquêtes de Cicéron Boku Ngoi, détective privé congolais établi à Paris de longue date, patron de la Ndanda Holding Investigation, spécialisé dans l’espionnage, le contre-espionnage et l’intelligence économique.

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© Polartrip

Dangereuse comédie à Bamako

La charmante Malienne vida d’une traite, la tristesse dans l’âme, le verre de whisky que l’on venait de lui tendre. Elle remercia ensuite l’employé de l’Évasion, l’un des dancings mythiques de la capitale malienne, et sortit après avoir posé le contenant sur le comptoir. Une fois dehors, l’air chaud fouetta brutalement le visage de la Bamakoise qui eut l’im­pression d’avoir la tête lourde. Le malaise s’accentuait au fur et à mesure qu’elle marchait. À un moment donné, elle fut en proie au vertige. La nausée l’indisposa. Le whisky était-il empoisonné ? Tout à coup, le vide s’installa dans son esprit et ses jambes la lâchèrent. Elle s’écroula. Non loin de là, les derniers fêtards eurent l’impression qu’une très forte lumière s’extirpa de la masse corporelle qui était allongée à même le sol et se dirigea, en tourbillonnant, vers le haut pour dispa­raître dans le ciel noir et très étoilé. Ainsi Aïssata Camara rendit-elle l’âme. Elle ne danserait plus jamais au Calao, au Mandingo ou au Yanga. Adieu l’artiste !

Pendant ce temps, dans la villa du quartier huppé de l’Hippodrome, François Piantoni et Aminata Dembélé furent très surpris de revoir l’Homme Noir, en pleine forme, et l’un de ses acolytes que l’on avait pourtant enfermés, bien ligotés, dans la cave. La Malienne et le Corse tentèrent de s’enfuir, mais ils n’eurent pas le temps d’ouvrir la porte…

Quelque chose lui avait échappé, se dit Roger Dercky. La dan­seuse de Bamako était-elle l’un des maillons de cette chaîne infer­nale ? Était-il manipulé, depuis le début ? Dans l’affirma­tive, pour quelle finalité ? Mamadou Diawoura était-il réellement kidnappé ?

Titre : Dangereuse comédie à Bamako
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Editeur : L’Atelier de l’Egrégore
Genre : policier
Parution : 22 juin 2018
Version papier : https://atelieregregore.selz.com/item/dangereuse-comedie-a-bamako-papier
Version numérique (ePub) : https://atelieregregore.selz.com/item/dangereuse-comedie-a-bamako